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  • : Les bases du dessin ... et de la peinture
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  Les Bases du Dessin
... et de la Peinture

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13 septembre 2007 4 13 /09 /septembre /2007 14:10

PEINTURES-HUILE-0182.JPG

REFLETS VENISE   Huile 73 x 54 LETZELTER 2011  

************************************************************

PEINTURE A L'HUILE  


Des précisions et un peu d’histoire :

 

Au début de « l’art », les dessins et peintures étaient principalement réalisés en technique « maigre », peintures rupestres, fresques, détrempes (couleurs délayées dans de l’eau + colle).

Puis dans l’antiquité apparurent des techniques « grasses », tempéra (pigments liés avec de l’œuf) et encaustique. Ce n’est qu’aux environs de 1400 que naissent des vernis colorés qui deviendront avec l’évolution la peinture à l’huile grâce aux couleurs à l’huile.

 

On trouve aussi depuis 1970, des couleurs « alkydes », encore dénommée H2OIL qui sont des peintures à l’huile à séchage rapide (voir complément sous matériel).

 

La couleur acrylique, obtenue par dispersion de pigments dans une émulsion de résine plastique, possède un pouvoir de séchage encore plus rapide. Ici, le terme séchage est bien employé puisque c’est l’évaporation de l’eau utilisée pour la diluer qui la durcit. Après séchage, elle devient totalement insoluble. Utilisée dans les années 1920 uniquement dans l’industrie, elles ont été popularisées vers 1950 grâce aux artistes venant du Pop Art.

 

La couleur vinylique est fabriquée selon le même principe que l’acrylique, mais les pigments sont fixés dans une émulsion vinylique moins coûteuse.

 

MATERIEL ...


 

PINCEAUX ou BROSSES : existent en soie de porc, poils de martre ou synthétiques.

Les pinceaux en soie de porc laissent des « traces » lors de la pose de la couleur. Les autres permettent d’avoir des surfaces de couleurs assez lisses, surtout quand ces couleurs sont « allongés avec de l’huile ou un médium.

 

Différentes formes de pinceaux : (voir photo ci-dessus)

Les pinceaux plats, longs ou courts (1 synthétique, 2 en soie de porc, 3 en martre) permettent, de couvrir des grandes surfaces, de réaliser des tracés plutôt rectangulaires et de mélanger les couleurs.

Les pinceaux ronds (4 ) permettent surtout de dessiner les détails, pointillés, trait fins ou longs

Les langues de chat (5) se terminent en arrondi. Ils permettent de réaliser des tracés de différentes épaisseurs avec des touches arrondies.

Les pinceaux Lasur (6) en poils très doux (poney, martre, etc. sont plus spécialement destinés à créer des fondus sans laisser de trace. Très utiles pour les dégradés et pour les glacis.

Les pinceaux éventail (7) sont souvent employés pour réaliser des textures, herbes par exemple. Peuvent aussi être utilisés pour les glacis et l’estompage.

En fonction des textures à représenter il convient donc d’utiliser le pinceau permettant au mieux de d’évoquer celle-ci. L’utilisation de différentes grosseurs permet aussi d’apporter plus de variété dans l’exécution

Nettoyage des pinceaux : il faut tout d’abord enlever la plus grosse partie de peinture à l’aide de white-spirit, puis de passer le pinceau sous l’eau en l’ayant préalablement, et plusieurs fois, frotté délicatement sur du savon de Marseille.

 

SHAPER : (voir photo ci-dessus)

Ces nouveaux ustensiles apparus sur le marché depuis quelques années comportent une terminaison en caoutchouc plus ou moins dur. De forme pointue, plate, arrondie, l’ustensile permet d’enlever la peinture fraîche avec beaucoup de précision. Il laisse aussi des marques dans cette peinture et peut donc être employé pour les « sgraffites » ou pour sculpter la matière.

 

COUTEAUX à PEINDRE : (voir photo ci-dessus)

De différentes tailles et de formes, allongés, arrondies, plats ou truelle, certains de ces couteaux servaient initialement à préparer les pigments et à mélanger la peinture sur la palette. Actuellement, cet usage a été détourné pour en faire un instrument de peinture. Certains couteaux sont aussi employés pour nettoyer la palette, voir racler un excédent de peinture sur la toile.

L’application de la peinture avec un couteau permet d’obtenir plus d’épaisseur mais aussi, des surfaces lisses.

 

CANNE ou APPUI-MAIN : (voir photo ci-dessus)

Cet ustensile est très utile pour effectuer un travail précis sans toucher la peinture fraîche de la main. La canne peut être fabriquée facilement à l’aide d’une règle ou d’une tige en bambou au bout de laquelle un morceau de cuir souple recouvre une boule de mousse.

 

PALETTE :

On trouve des palettes en bois de différentes formes, mais préférez celles de petites tailles pour une utilisation en extérieure. Une plaque de verre posée sur un fond clair peut aussi être utilisée en atelier. Cette plaque se nettoiera beaucoup plus facilement que la palette classique en bois.

 

 

COMPOSITION des matériaux pour dessiner ou peindre :

Il me semble utile, de rappeler ici, la composition des matériaux pour mieux comprendre l'impossibilité de mélanger certains produits résultants.

 

Le produit de base est le plus souvent le PIGMENT ... qui n'est pas une couleur, mais une matière provenant de diverses origines, pigment auquel on ajoute d'autres produits et liants.

 

 

Pour la peinture à l’huile, on mélange le pigment à l’huile (huile d’œillette le plus souvent) afin d'obtenir une pâte homogène.  Cette pâte est ensuite broyée au moyen de pierres en porphyre (pour préserver la pureté sans dénaturer ... contrairement au métal).
Après plusieurs broyages successifs et contrôles d’onctuosité, de consistance et de finesse, les couleurs sont mises en tubes.

 

PIGMENTS plus ou moins fins.

 

Origine : minérale (terres, craies), synthétique (par chimie, oxydes), végétale (garance, safran) ou animale (murex, cochenille)

 

+

CIRE

+

VERNIS

=

CRAYONS COULEURS

 

 

 

 

 

 

+

CRAIE

+

COLLE

=

GOUACHE

 

 

 

 

 

 

+

COLLE

+

 

=

AQUARELLE

 

 

 

 

 

 

+

GOMME ARABIQUE

+

 

=

PASTELS SECS - Craies

 

 

 

 

 

 

+

CIRE

+

GRAISSE ANIMALE

=

PASTELS GRAS - Craies à l’huile

 

 

 

 

 

 

+

RESINES SYNTHETIQUES

+

 

=

COULEURS ACRYLIQUES

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

NOIR DE FUMEEE

+

EAU

ou

GELATINE

=

ENCRE DE CHINE

 

 

 

 

 

 

 

BOIS

 

Saule, bouleau, noyer

+

Carbonisation

=

FUSAIN

 

 

 

 

 

 

 

GRAPHITE

+

ARGILE : plus le % d’argile est important, plus la mine est dure

 

 

=

MINES et CRAYONS

 


  NOTA : Vous trouverez sous un chapitre "AVANTAGES ET INCONVENIENTS DES PRODUITS UTILISES", des tableaux récapitulatifs pour les différents produits cités ci-dessous.

COULEURS EN TUBE :

Que se soit des couleurs à l’huile ou acryliques, la gamme de base des couleurs à privilégier est identique. Cette gamme encore appelée palette, doit comporter :

les couleurs primaires « rouge-jaune-bleu » à raison de deux versions pour chacune.
Pour les couleurs chaudes : le rouge de cadmium, le jaune de cadmium et le bleu outremer.
Pour les couleurs froides : le cramoisi d’alizarine, le jaune citron et le bleu de céruléum.

On y ajoutera des couleurs de terre, par exemple l’ocre jaune, une terre de sienne naturelle ou brûlée, un vert émeraude et un gros tube de blanc de titane.

D’autres couleurs, difficiles à obtenir par mélange, peuvent être ajoutées : un rose permanent, un mauve permanent, une garance pourpre, un indigo et un vert de vessie ou vert olive.

 

Le mélange dans de bonnes proportions permet d’obtenir « la roue complète » des différentes nuances composant la gamme chromatique. Nous verrons plu loin comment réaliser ces mélanges pour obtenir une gamme variée. Dans ce mélange, il faut tenir compte des différents pigments de base qui compose la couleur. De propriétés différentes, certaines sont plus transparentes ou plus opaques, d’autres ont un « pouvoir colorant » plus intense.

 

Par exemple, le bleu de céruléum n’est pas très colorant, mais est semi opaque. Par contre le cramoisi d’alizarine lui, est très colorant mais reste transparent. Selon son opacité ou sa puissance de couleur, il faut donc ajouter plus ou moins de quantité de matière pour influencer une autre couleur.

Lorsqu’on ajoute la couleur blanche à une autre, celle-ci est refroidie ou éclaircie.

 

REMARQUES SUR LES BLANCS :

1 - Blancs à base d’huile de carthame

Blanc de titane : blanc le plus blanc et le plus opaque.

Blanc de Plomb No. 1 : blanc de plomb traditionnel est très « flexible » et possède une grande durabilité et une bonne vitesse de séchage. L’inclusion du pigment de zinc améliore sa consistance. Il est plus chaleureux que le titane et de consistance plus ferme.

Blanc de zinc : blanc le moins opaque, donc idéal pour les mélanges et les glacis. Il possède un ton

sous-jacent bleu.

Blanc nacré : avec un pigment à base de mica et une apparence de nacre. Donne de beaux résultats lorsqu’il est mélangé à des couleurs transparentes ou employé sur un fond sombre.

Blanc transparent : à base de titane. Blanc beaucoup plus faible et transparent que Blanc de zinc. Idéal pour les glacis et les mélanges de tons. Utilisé pour éviter l’opacité et le pouvoir couvrant.

Ce blanc a un séchage moyen. Il produit des mélanges très puissants.

Blanc d’argent (imitation) : formule à base de titane. Il possède un pouvoir colorant plus faible que le Blanc de titane. Comparable au Blanc de Plomb No. 1.

Remarque : Les blancs à base d’huile de carthame ne sont pas recommandés pour les sous-couches ou en apprêt. Le séchage lent de cette huile peut entraîner des craquelures dans les couches appliquées au-dessus. Les blancs à base d’huile de lin sont alors recommandés.

 

2 - Blancs à base d’huile de lin :

Blanc de sous couche (séchage rapide) : à base de pigment de titane broyé dans l’huile de lin. Recommandé pour les fonds ou les sous-couches de couleurs intégrant un blanc. Il sèche rapidement et  donne un fini régulier, mat pour une bonne accroche.

Blanc d’enduction : à base de pigment de plomb broyé dans l’huile de lin. Recommandé pour les apprêts et les sous-couches.

 

Temps de séchage des couleurs à l’huile :

Ce temps de « séchage » constitue parfois un handicap … pour les artistes « pressés ».

Les couleurs posées en pellicules fines sont sèches au toucher entre 2 et 12 jours

Couleurs sèches au bout de 2 jours : Mauve permanent , Bleus de cobalt, Bleu de Prusse, Terre de Sienne naturelle, Terres d’ombre, Blancs de plomb.

Couleurs sèches au bout de 5 jours : Bleus et Verts [phtalocyanines], Terre de Sienne brûlée, Violets et Verts de cobalt, Bleus Outremer, Couleurs de Mars [oxydes de fer synthétiques], Vert de Vessie, Alizarine Cramoisie Permanente, Ocres, Cadmiums, Blanc de Titane, Blanc de Zinc, Noir de Fumée, Noir d’Ivoire.

Couleurs sèches entre 6 et 12 jours : Certains Jaunes  et Orange Quinacridones, Alizarine Cramoisie.

 

 

Nota : des indications importantes figurent sur les tubes de couleurs.

Tenue à la lumière plus ou moins bonne selon la couleur. Symbole *  , *** étant la plus haute tenue.

Transparence et opacité : Symbole *, carré blanc pour les couleurs transparentes, carré noir pour les opaques et ½ carré noir pour les semi transparentes.

 

Les couleurs alkydes (H2OIL) sont des couleurs de même propriété que celle à l’huile, mais sont diluables à l’eau. Les solvants parfois mal supportés par les personnes allergiques sont donc inutiles. Ces couleurs durcissent assez rapidement (environ 1 journée) et peuvent être mélangées et travaillées avec les couleurs et produits à l’huile. Autre avantage, elles sont plus transparentes.


Remarque :

* Les couleurs secondaires sont obtenues par mélange de deux couleurs primaires. Les couleurs tertiaires, elles, contiennent à un degré plus ou moins prononcé, les trois couleurs primaires. De ce fait elles sont plus neutres.

* Les couleurs complémentaires sont celles qui sont situées en opposition sur le cercle chromatique : le jaune avec le violet, le bleu avec l’orange, le rouge avec le vert. Le mélange de deux couleurs complémentaires donne des couleurs assez neutres qui tendent à s’annuler

 

PASTELS GRAS : ce sont des huiles extra-fines solides. Composées d’un mélange de pigments, d’huile siccative et de cire minérale pour donner la consistance solide, ces pastels peuvent être utilisés en même temps que les couleurs à l’huile classiques. Utiles aussi pour effectuer une esquisse préalable du tableau, nettement préférable à l’esquisse au fusain.

Le dessin aux pastels, posés sur la toile, peut être dilué à l’essence de térébenthine pour donner un aspect de peinture se rapprochant de l’aquarelle.

 

 

INFORMATION … avant de vous lancer dans les achats de couleurs :

La qualité et "finesse" des couleurs sont certainement conditionnées par leur prix, mais pour débuter, inutile de se lancer dans des achats somptuaires.

 

Comparatif pour un tube de couleur « Bleu de Céruléum ».

Tableau de gauche, les couleurs extra-fines, de la plus cher à la moins chère.

Tableau de droite, les couleurs dites pour études, de moindre qualité par rapport aux extra-fines,
2 marques de couleurs H2OIL et 1 marque pour un pastel gras.

COULEURS HUILE EXTRA-FINES

COULEURS HUILE ETUDE

MARQUE

Contenance

PRIX en €

MARQUE

Contenance

PRIX en €

OLD HOLLAND

20 ml

18,90

Georgian DALER-ROWNEY

38 ml

3,95

BLOCKX

35 ml

28,50

LUKAS

37 ml

3,75

SENNELIER

40 ml

24,50

Louvre LEFRANC&B.

60 ml

3,25

Mussini de SCHMINKE

35 ml

20,90

Amsterdam de TALENS

200 ml

5,75

LEFRANC&BOUGEOIS

40 ml

17,95

 

 

 

REMBRANDT

40 ml

15,90

COULEURS H2OIL

WINSOR&NEWTON

37 ml

14,95

Griffin WINSOR&NEW

37 ml

5,75

LUKAS

37ml

13,50

Artisan WINSO&NEW

37 ml

5,40

Norma de SCHMICKE

35 ml

8,50

 

 

 

 

 

 

PASTEL GRAS

 

 

 

SENNELIER

38 ml

4,95

 


ADDITIFS À UTILISER

 

Pour préparer la couleur avant application sur le support, on ajoute dans l’ordre d’avancement de la peinture, d’abord de l’essence de térébenthine et par la suite huile et autres produits.

 

Remarque : dans l’avancement de la peinture d’un tableau, il faut toujours peindre « gras sur maigre » (voir ce terme sous TECHNIQUES). On  évitera ainsi les craquelures au « séchage ».

A noter que la peinture à l’huile ne sèche pas mais siccative. En effet, elle subit l’oxydation par contact avec l’oxygène de l’air, d’abord la surface externe, puis de plus en plus en profondeur. C’est la raison pour laquelle il convient d’attendre entre 6 à 12 mois avant le vernissage définitif.

 

REMARQUE IMPORTANTE : tous les produits contenant des solvants sont à employer avec précaution (allergie, inflammable, etc.) Avec ces matériaux il faut donc toujours peindre dans une pièce ou local aéré, surtout pour un groupe de travail important.

 

Huile de lin : pour fluidifier la couleur. C’est la plus siccative et est à utiliser en coupage avec essence ou médium. A tendance à jaunir.

Huile d’oeillette : moins siccative mais ne jaunit pas.

Siccatif : accélère le « séchage ». A utiliser avec parcimonie, environ 1 goutte pour 1 noix de couleur à mélanger au couteau sur la palette.

Essence : de térébenthine, d’aspic ou minérales permettent de liquéfier les couleurs et de nettoyer les pinceaux.

Médiums : à base de résine ou gomme arabique, d’huile et d’essence, les médiums accélèrent la rapidité de la prise, modifient la texture de la couleur et apportent la brillance.

Pour réaliser les glacis, utilisez de préférence un « médium laque » avec des couleurs transparentes.

D’autres médiums, (vénitien, flamand, liquin, d’empâtement, permettent de peindre en couche fines, demi pâte ou en épaisseur.

Le « Liquin de Winsor & Newton » constitue un médium idéal pour accélérer le temps de séchage des couleurs à l’huile. Accélère ce temps d’environ 50%.

Vernis : Deux sortes de vernis : les vernis à retoucher et les vernis à tableaux ou vernis de finition.

Tous ses vernis sont réversibles, sauf le vernis copal qui est irréversible. Les vernis réversibles peuvent être enlevé pour une retouche ultérieure. Les vernis à retoucher sont surtout utilisés pour résorber les embus mais aussi pour« isoler » la couche inférieure de la nouvelle.

On trouve dans le commerce des vernis mats, satinés ou brillants.

Conseil pour un vernissage mat : poser tout d’abord un vernis brillant et après séchage le vernis mat.

La « rolls » des vernis est bien sûr le « vernis à l’ambre » de Blockx qui peut être utilisé tout au long de la progression et donne beaucoup de « profondeur à la couleur. Surtout employé lors de la pose des glacis, il ne nécessite pas de vernissage définitif. Seul petit inconvénient … et de taille, son prix exorbitant : plus de 200 euros pour un flacon de 5 cl. (non … non il n’y a pas de faute de frappe). 

SUPPORTS :

  Principalement utilisés, les châssis recouverts de toile de coton ou de lin.

On peut aussi utiliser des feuilles cartonnées en bloc, voir des supports en bois, contre-plaqué ou aggloméré. Ces supports doivent impérativement être « préparés ». Pour cela on utilise un apprêt type gesso. La peinture acrylique qui sèche rapidement peut aussi être employée.

 

Format des supports : portrait ou figure, paysage ou marine.

 

Ces dimensions ont été définies en partant du nombre d’or. Revoir à ce sujet l'article sur ce même blog sous le chapitre FORMAT.

On trouve maintenant dans le commerce, divers formats « modernes » très allongés, carrés voir même triangulaire.

 

 

LES FORMATS FRANÇAIS CLASSIQUES (dimension en cm)

Figure

Paysage

Marine

Figure

Paysage

Marine

0

18 X 14

18 X 12

18 X 10

12

61 X 50

61 X 46

61 X 38

1

22 X 16

22 X 14

22 X 12

15

65 X 54

65 X 50

65 X 46

2

24 X 19

24 X 16

24 X 14

20

73 X 60

73 X 54

73 X 50

3

27 X 22

27 X 19

27X 16

25

81 X 65

81 X 60

81 X 54

4

33 X 24

33 X 22

33 X 19

30

92 X 73

92 X 65

92 X 60

5

35 X 27

35 X 24

35 X 22

40

100 X 81

100 X 73

100 X 65

6

41 X 33

41 X 27

41 X 24

50

116 X 89

116 X 81

116 X 73

8

46 X 38

46 X 33

46 X 27

60

130 X 97

130 X 89

130 X 81

10

55 X 46

55 X 38

55 X 33

80

146 X 114

146 X 97

146 X 89 …

 

 



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Published by JM LETZ - dans abc-peinture
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commentaires

Peintre 01/09/2010



Bonjour,


Je souhaite juste corriger le paragraphe sur les alkydes : ce ne sont surtout pas des couleurs miscibles à l'eau. Elles s'utilisent exactement comme les peintures à l'huile et se diluent à la
térébenthine mais leur temps de sechage est beaucoup plus court dû à la presence d'alcool. Elles peuvent être mélangées à la peinture à l'huile normale.


Tres cordialement


 



Gisèle Loyen 14/07/2014

merci pour ce résumé, simple, concis et intéressant

blog 28/07/2014

Merci :)

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